Le parc national du Chitwan

Le parc national du Chitwan se situe dans le Teraï au pied de l’Himalaya. Il possède une des plus grandes concentrations d’oiseaux au monde, sans oublier bien sûr les rhinocéros unicorne, le tigre du Bengale, le gavial et bien sûr l’éléphant. 

Histoire du parc national du Chitwan

Le parc national du Chitwan est le plus vieux du Népal. Il a été créé en 1973 et a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO en 1984.

Il couvre une surface de 932 km2 et possède des espèces animales rares et en danger d’extinction tel le Rhinocéros unicorne, le tigre du Bengale ainsi que le gavial du Gange. La panthère nébuleuse est également présente.

Le parc national du Chitwan qui tient son nom de Chitawan signifiant « cœur de la jungle, se situe dans le Teraï au pied de l’Himalaya.

Il  est constitué de forêt de sal, d’une flore indigène exceptionnelle, de prairies de hautes herbes entourant des zones marécageuses.

Grâce aux plaines et aux forêts alluviales, le Chitwan est un endroit privilégié pour recevoir et voir prospérer le grand rhinocéros unicorne. De 300 individus en 1980 on est passé à 503 en 2011.

Le tigre du Bengale apprécie aussi beaucoup cet écosystème, sa population qui était de 40 individus en 1980 est passée à 125 en 2010.

Rien que dans ce parc, on trouve : 31 % des mammifères, 61 % des oiseaux, 34 % des amphibiens et reptiles, 65 % des poissons recensés au Népal.

Il possède une des plus grandes concentrations d’oiseaux au monde avec plus de 350 espèces.

Le braconnage du rhinocéros unicorne est un problème de chaque jour.

La protection du parc existe depuis les années 1800, mais depuis 1973, il est classé et protégé dans le cadre de la Loi de conservation des parcs nationaux et de la vie sauvage.

Depuis 1975, l’armée népalaise est déployée dans le parc et assure la protection du rhinocéros et des autres espèces en danger d’extinction.

En 1996, une zone de 75 000 hectares entourant le parc, composée de forêts et de terres privées, a été déclarée zone tampon. Le gouvernement assure des indemnisations auprès de la population résidant sur la zone tampon en contrepartie d’une protection efficace des ressources naturelles.

Actuellement, le parc est très fréquenté par les touristes. Les retombées économiques sont importantes. Beaucoup d’efforts sont fait pour que le parc hôtelier et l’accueil des touristes soient à la hauteur.

Pourquoi se rendre au Chitwan

Si vous découvrez comme moi le Népal, vous commencez souvent par Katmandou, vous visitez au moins Bandipur (en passant par Ramkot), Backtapur, Pokhara. Vous pouvez même aller dans le Mustang. Pour vous changer des visites de monuments ou des hauts sommets de l’Himalaya, il est très agréable de faire une halte dans le Chitwan.

Ce parc grouillant de faune sauvage et d’un écosystème merveilleux, vous permettra de décompresser, de vous régaler des levés de soleil sur la rivière, avec en fond un éléphant sauvage ou un rhinocéros dans les hautes herbes.

Si vous préférez le Népal à l’Afrique, vous pourrez profiter d’une faune commune, le tout face à l’Himalaya.

Les amateurs de safari seront ravis.

Combien de temps rester au Chitwan?

Le nombre de jours que vous devez passer au Chitwan dépend de vous, de votre temps disponible, de vos finances et de ce que vous voulez y faire.

Si vous êtes naturaliste, vous pourrez y rester 15 jours, il y a tellement d’espèces d’oiseaux qu’il vous faudra un long moment avant d’en faire le tour.

Si vous avez besoin de faire un break, vous pouvez y passer entre 10 et 15 jours. Vous vous détendrez à la piscine ou dans un salon de massage, ou encore à faire un safari dans la jungle.

Vous avez compris qu’on ne s’ennuie pas ici.

Comment se déplacer à Chitwan ?

Les moyens de locomotion sont divers.

Vous pouvez marcher, pour autant, attention si vous marchez en ville la nuit, vous croiserez peut être un rhinocéros habitué des lieux.

Les promenades en jeep sont communes.

Les randonnées à dos d’éléphants valent le détour.

 

Que voir au Chitwan ? Les immanquables !

Si vous désirez aller au Chitwan, c’est que vous aimez la nature et les grands espaces.

Vous aurez donc la possibilité de visiter le parc avec un guide obligatoire.

Il y a plusieurs possibilités offertes à vous pour organiser votre séjour :

Dans chaque hôtel on vous proposera différentes formules afin de vous permettre de choisir. Pour ma part, J’ai arrêté mon voyage dans le chitwan avec l’agence CORPORATE TRAVELS ET TOURS.  Thamel – 16 KATMANDOU  Tel 977.14700765 .4700668

Pour un montant de 180 euros, j’ai eu droit à 4 nuits à l’hôtel, 3 repas par jour et le package de 3 jours (divers activités)

Jour d’arrivée à Sauraha

Pour commencer, à mon arrivée à Sauraha, le véhicule de l’hôtel nous attendait. Il nous a emmenés à l’établissement. Un pot de bienvenue nous attendait.

Après avoir rempli nos fiches d’admission, nous avons découvert nos chambres.

A 16 heures, nous avions rendez-vous à la réception pour une promenade dans la jungle qui jouxte notre cottage. Nous avons découvert une dizaine d’éléphants sous leur hangar. Ils se reposaient avant de reprendre le travail. On ne peut pas les lâcher dans la journée pendant que les touristes visitent les lieux, car ils ont déjà provoqué des accidents. On les lâche le soir et ils reviennent bien vite car la nourriture est plus importante que la liberté.

Par contre, un peu plus loin, il y avait un vieil éléphant de 71 ans qui vivait gentiment sa vie en liberté.

Nous avons continué notre marche en découvrant un éléphant sauvage au bord de la rivière et plus loin un rhinocéros qui mangeait dans les hautes herbes.

De nombreux oiseaux nous entouraient. Le Chitwan possède plus de 600 espèces d’oiseaux et le Népal plus de 800 ou 10% des espèces de la planète.

Pour couronner le tout, nous étions entourés de guides naturalistes compétents. D’ailleurs, leur livre fétiche est un livre spécialisé sur les oiseaux de Népal.

J’ai demandé une liste des oiseaux que nous avons vu à mon guide, il a rechigné un peu car cela prenait sur son temps de libre, mais le lendemain j’avais ma fiche remplie.

Nous avons dîné à 18 heures.

A 19 heures, un véhicule nous a emmenés au centre-ville. Il nous a déposés devant l’immeuble du centre culturel Tharus. Nous avons eu droit pendant une heure à une représentation de danse Tharu.

 

Deuxième jour à Sauraha

Une bonne nuit de sommeil fut la bienvenue. Pour autant, à 5 heures du matin j’ai été réveillé par une secousse séismique qui m’a fait danser dans mon lit.

A 6 h 30 petit déjeuner.

A 7 heures, nous avons pris le départ.

Nous sommes montés dans les canoës pour longer la rivière durant 1 h 30.

Celui qui aime les oiseaux sera heureux, nous avons vu plus de 30 espèces en 2 heures. Un rhinocéros se faisait nettoyer par des aigrettes blanches, un crocodile surveillait à ras de l’eau.

Ensuite, nous avons marché pendant 2 heures dans la jungle. Nous avons vus de nombreuses traces de rhinocéros, de daims.

Faute de voir des tigres, nous avons découvert un arbre particulièrement apprécié de ces gentils félins, en fait il était entouré de traces de leurs griffes.

Après le déjeuner, nous avons pris la route pour « le jeep safari ». Cela dure 4 heures.

Nous avons roulé à 20 à l’heure dans la jungle. Une trentaine de jeeps en font autant. Des fois c’est l’affluence au même endroit lorsque l’on pense avoir vu un tigre. Tout le monde se lève et scrute à la jumelle. Mais non, c’était un songe, surement un daim.

Puis on repart chacun de son côté, heureusement d’ailleurs. Nous avons bien sûr vu de nombreux oiseaux, trop loin pour être pris en photo, on a vu 2 rhinocéros, des éléphants, des sangliers, des daims, de très grosses araignées.

Pour autant, la meilleur saison s’avère être après la coupe des hautes herbes ou les brûlis, c’est-à-dire au mois de janvier, de fait la vue est dégagée et les animaux sont faciles à voir.

Nous avons fait une halte dans une ferme de crocodiles. Le gavial est un crocodile au museau long et effilé, avec une protubérance à l’extrémité et des dents mal disposées. Il se nourrit de poissons. Sachant que cette espèce est menacée, un programme d’élevage permet de repeupler les rivières du Térail.

Pour autant, il faut tout de même s’en méfier si vous en rencontré un car un coup de queue pourrait vous être fatal.

Nous avons fini notre périple par la visite d’une nurserie d’éléphants.

Pour revenir à notre point de départ, nous avons dû retraverser la rivière au nombre de 14 personnes dans le canoë. Il est souhaité de ne pas bouger sous peine de se retrouver tous à l’eau.

Nous avons constaté durant notre périple que l’armée est partout, à l’extérieur comme à l’intérieur. Ils se déplacent en voiture, à pied, ils ont leur logement au milieu de la jungle et ne rigole pas.

On peut dire qu’avant que l’armée soit présente dans le parc, beaucoup de rhinocéros et d’éléphants ont été tué par des braconniers, ce n’est plus le cas maintenant.

Troisième jour à Sauraha

Le lendemain matin, après le petit déjeuner, j’ai pris la route seule avec un guide débutant.

Nous avons fait une promenade de 3 heures dans la jungle. Nous avons vu un marabout, des aigrettes de différentes espèces, un rapace, une quantité de paons et nombreux autres oiseaux dont je ne connais pas le nom.

Nous avons bien ri devant les touristes qui faisaient prendre le bain aux éléphants au bord de la rivière. Ils étaient plus arrosés que les pachydermes. Heureusement, avec la chaleur tout le monde y trouvait son compte.

Nous nous sommes arrêtés devant 2 mahouts, qui préparaient le repas de leur éléphant, c’était des boules d’herbes contenant du riz et du massala, tout ceci ficelé. Chaque bête en mange 60 par jour plus du foin.

Sur la route du retour, nous avons traversé un village Tharu. Les habitants sont souriants et avenants. Ils se lient facilement. Ils possèdent souvent un éléphant qui leur sert dans les tâches agricoles. Hors du travail, l’animal se repose sous un abri accolant la maison de ses maîtres. On peut d’ailleurs croiser des éléphants revenant du travail accompagnés de leur propriétaire.

L’après-midi, pendant 2 heures, nous avons parcouru la jungle à dos d’éléphant appartenant à notre hôtel.

Nous avons croisé de très près plusieurs rhinocéros et leurs petits, de nombreux daims et des sortes de cervidés, sans compter bien sûr la quantité d’oiseaux de toutes espèces.

Si je devais comparer, la visite à dos d’éléphant a été plus intéressante que la visite en jeep. A dos d’éléphant, les animaux sauvages n’étaient pas stressés et se laissaient approcher.

Dernière journée à Sauraha

Après le petit déjeuner, j’ai marché pendant 3 heures autour de la ville. Les habitants possèdent de petites maisons très propres et des champs cultivés de moutarde. Bien souvent, ils n’ont pas d’eau au robinet, ils possèdent un puits ou vont chercher de l’eau à la pompe. Les femmes nettoient leur linge à la main. Par contre, j’ai vu des chantiers partout, des maisons et des routes en construction. Le tourisme participe à l’évolution du pays.

J’ai fait connaissance avec la population des villages environnants. Ils sont vraiment charmants et accueillants.

Ils sont d’une amabilité sans pareil. Pour vous dire, j’avais une envie pressante qui ne pouvait attendre, J’ai interpellé la première petite dame venue pour lui demander ses toilettes. Elle m’a fait rentrer chez elle avec un grand sourire et j’ai pu me soulager.

C’est vraiment un bonheur d’être accueilli de cette manière, cela me donne envie d’y revenir.

De même, au retour, il me restait 500 mètres à parcourir, j’étais fatiguée, j’ai demandé au chauffeur d’une camionnette de m’avancer, ce qu’il fit sans me demander quoi que ce soit.

J’ai vu des gens simples et heureux de leur vie. Il faut dire qu’ils ne sont pas parasités par les médias. Ils se satisfont de ce qu’ils ont.

Où loger au Chitwan

Eden Jungle Resort

L’Eden Jungle Resort comporte 34 chambres, le personnel est au nombre de 15, il y a 7 bungalows et 2 bâtiments.

Le véhicule de l’établissement vient nous chercher à l’arrivée du bus.

La fréquentation de l’établissement, pour ce que je vois, est constituée de trentenaires en majorité, plus d’hommes que de femmes, souvent entre copains.

J’ai vu quelques couples de plus de 60 ans et rarement de femmes seules.

Les groupes se font souvent dans le bus et reste ainsi jusqu’à la fin du séjour, c’est d’ailleurs ce qui m’est arrivé de nombreuses fois.

Par contre, rien ne vous empêche de vous insérer dans un groupe si vous le désirez, surtout si vous êtes du même âge et que vous parlez anglais.

Pour autant, ces complicités ne durent que l’espace du séjour. Peu de personnes gardent des contacts. Ce n’est pas grave, ce qu’il faut retenir c’est ce moment intense passé ensemble qui font de très bons souvenirs.

Mes impressions sur l’eden jungle resort

Si vous avez envie de vivre dans un autre univers, bercé par la nature, dans un environnement serein, c’est là qu’il faut vous rendre.

Vous serez accueilli par un personnel qui saura vous conseiller, vous rassurer, vous entourer, vous aider à choisir vos activités en fonction de vos possibilités physiques et financières.

Tout est fait pour vous satisfaire et avec le sourire, s’il vous plait, car je pense que c’est leur devise.

Ils sont réactifs et compétents, aussi bien à la réception qu’à la cuisine, qu’à l’intendance : une coupure de courant arrive, dans les trois minutes le groupe électrogène est en fonction et la vie continue.

Je n’oublierai pas les indispensables guides naturalistes qui sont très présents et qualifiés. Je vous recommande le mien qui nous a initiés pendant ces trois jours de sortie dans la jungle. Il s’appelle Ramkumar Mahato tél 9845343533 – email : ramahato056@gmail.com

 

Green Park Chitwan

Le Green Park Chitwan est situé à moins de 300 mètres de la rivière Rapti, du parc national de Chitwan et de l’organisateur de promenades à dos d’éléphant Elephant Riding Point, le restaurant sur place sert des plats indiens, népalais, chinois et continentaux.

Les chambres sont grandes, très confortables et propres avec grand balcon!

C’est un excellent endroit pour se reposer, Vous profiterez d’un beau jardin et d’une grande piscine!

Le personnel est dévoué! L’hôtel organisera pour vous un safari dans la jungle!

 Le prix de la nuitée est à 57 euros petit déjeuner compris.

Jungle Wildlife Camp

Situé à 15 minutes à pied du quartier animé de Tandi Bazaar, l’établissement Jungle Wildlife Camp propose des chambres confortables et climatisées.

Cet établissement possède un restaurant.

Des massages sont dispensés sur place.

L’emplacement est superbe, il est situé au bord de la rivière et vous pouvez chaque matin regarder de votre chambre la baignade des éléphants.

La sympathie et le professionnalisme du personnel sont remarquables.

La nuitée est à 27 euros, petit déjeuner compris.

Pour la petite histoire, j’ai dû repousser mon départ pour Lumbini d’une journée à cause d’une grève des bus. Comme quoi, il faut toujours assurer ses arrières si on a des impératifs importants, ce qui n’était pas mon cas. J’ai simplement fait téléphoner à mon hôtel de Lumbini pour les prévenir de mon retard.

J’en ai profité pour me délasser dans un hamac au cœur du jardin accompagnée d’un bon livre.

Quand aller au Chitwan

La meilleur saison pour faire un safari s’avère être après la coupe des hautes herbes ou les brûlis, c’est-à-dire au mois de janvier (température entre 3 degré et 18 degré), de fait la vue est dégagée et les animaux sont faciles à voir.

Si vous désirez vous reposer les meilleurs mois de l’année sont avril, mai, juin, septembre, octobre. La température sera plus élevée mais les herbes seront hautes et en safari vous ne verrez pas grand chose.

 

Comment aller au Chitwan

Sauraha est la ville la plus proche du parc. La plupart des hôtels sont situés dans le centre-ville de Sauraha. Seuls les hôtels de luxe sont à la lisière du parc.

Personnellement, je suis venue de Pokhara en bus de la compagnie MOUNTAIN OVERLAND.

Nous sommes partis à 8 heures du matin et avons mis 6 heures  de trajet.

Au bout de 3 h 30 de route à 60 km/h, nous avons fini le trajet sur une route en travaux, qui avait l’air plus d’un chemin de terre qu’autre chose.

Nous roulions à flanc de montagne au bord du précipice donnant sur le fleuve.

Les travaux sont dus principalement à des éboulements.

Par contre, vous pouvez prendre un bus de Katmandou, le trajet dure aussi 5 à 6 heures.

Maintenant, si vous voulez prendre l’avion, il y a un petit aéroport à Bharatpur seulement à 10 km de Sauraha. Pour autant, je ne vous promets pas la ponctualité de l’avion.

 

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