Me voilà partie de Don Det, une centaine de personnes ont pris le bateau au même moment. On est parti avec deux bus, direction Paksé,  je me suis arrêtée au Km 48 au croisement d’une piste où quelques stands vendaient des fruits et légumes.

Prochaine mission, arriver à trouver Kiet Ngong au fin fond de la jungle !

J’avais téléphoné la veille à Thoui « Bungalow Phoukhong, tél : 0309918155 ; 02096999793 » , mais la communication avait été coupée. J’étais donc surprise de  voir Thoui m’attendre au carrefour du km 48.

KIET NGONG UN VILLAGE AU FOND DE LA JUNGLE

J’ai enfourché sa moto et nous avons rejoint Kiet Ngong  10km de piste plus loin. Les vêtements, les cheveux , les yeux et tous les orifices étaient remplis de poussière , mais c’est le charme de la jungle et de la piste!

 

Je me suis retrouvée dans un village recouvert de poussière. J’étais la seule occidentale, je suis arrivée dans la guesthouse de Thoui, joli bungalow propre face au marais asséché pour la saison. J’ai mangé un très bon curry de poulet extrêmement copieux, puis je suis allée faire le tour du village. Les maisons sont en bois pour la plupart. Je suis passée devant le centre d’information, il était fermé depuis une heure, cela ferme à 16h. Heureusement que Thoui est venu me chercher car je me serais retrouvée bien ennuyée dans ce village, les personnes ne parlent que Laos pour la plupart!!!

 

De retour, je me suis retirée dans mon bungalow pour y dormir.

VISITE DU MARAIS ET DE SES HABITANTS

5h30, il fait encore nuit. Je pars de la guesthouse dans un concert d’aboiement de chiens pour rejoindre le marais. Je me suis laissée guider par les lumières des habitations. Il y avait peu d’étoiles dans le ciel. Un quart d’heure après il commençait à faire jour. Les gens étaient déjà en train de travailler aux tâches ménagères : brûler les ordures, donner à manger aux poules, canards cochons, et se faire un petit café. Les cloisons des maisons en bois laissaient passer la lumière de l’ampoule, on pouvait distinguer le lit et la moustiquaire, j’envoyais des « SABADI » à tout le monde qu’on me renvoyait aussitôt.

Après une erreur de parcours (vu qu’il faisait nuit), j’ai traversé tout le village. Je me suis retrouvée devant des enfants en train de partir à l’école. Ils s’amusaient avec des vieux pneus. Les garçons étaient plein de poussière et les filles étaient habillées en uniforme et un gilet. Tout le monde arborait un large sourire. Je me suis retrouvée une heure plus tard face au marais. Des nuées d’échassiers survolaient les lieux. Des troupeaux de buffles marchaient dans le marais en broutant. Deux enfants d’une dizaine d’année pataugeaient dans le marais et y ramassaient peut être des herbes tout en chantant.

UNE HEURE TRENTE DE RANDONNÉE A DOS D’ÉLÉPHANT

J’ai arpenté longuement les environs. Je suis rentrée déjeuner pour rejoindre ensuite le centre d’information. Mon éléphant m’attendait. Elle s’appelle « Buntay », une gentille femelle et son cornac. Nous sommes allés jusqu’au Mont PHU ASA 1h30 pour 200000 kips. Je lui ai fait des grattouilles qu’elle a appréciés car un moment plus tard elle s’est mise à barrir. Au début je croyais que c’était un chant de gros coq, ça faisait bizarre. J’ai recommencé à la grattouiller et là elle a émis des grondements de satisfaction (je suppose).

Au sommet du Mont Phu Asa, l’animal me déposa. J’ai pu me promener jusqu’au temple. On y organise une cérémonie religieuse une fois par an. Le sommet du mont est en pierre de lave semble-t-il. Les hommes ont bâti des petites colonnes en pierres plates amoncelées les unes sur les autres et recouvertes au sommet par une grande pierre. Ces colonnes sont espacées de 3m et forment un rectangle de 2000 m2. On peut contempler une vue sur les bois et plaines environnantes.

A mon retour une dizaine de personnes venant de Paksé en mini van attendaient les éléphants pour partir.

UN PETIT MOT SUR THOUI

J’ai rejoint ma guesthouse. J’ai pris mon diner et passé un moment avec cette petite famille. C’est un couple avec enfant, Thoui est heureux ici, c’est sa terre. Sa famille habite dans le village et lui s’occupe de cette guesthouse. Il reçoit régulièrement des clients. Il les emmène en trek à travers la jungle, pour deux ou trois jours. Ils dorment dans un  hamac et mangent dans la jungle. C’est un moment qu’on n’oublie pas et qui sort de notre vie d’occidentale.

Ce guide est basé sur mes impressions personnelles et sur les commentaires d’amis et personnes que j’ai pu rencontrer.

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