Ville commerçante, Capitale Culturelle et Religieuse

Mandalay est la deuxième ville du Myanmar avec 1.2 millions d’habitants.

Elle a une position stratégique économique sachant qu’elle est proche de la chine à l’est et sur la route commerciale la reliant à l’inde.

Le roi Mindon fonda Mandalay au XIXème siècle et en fit la capitale.

En 1885, les Britanniques envahirent Mandalay. Le roi Mindon se réfugia en Inde.

Yangoon fut élue nouvelle capitale. Cependant, Mandalay reste le cœur culturel birman et un centre religieux bouddhique.

On peut y visiter d’innombrables pagodes et monastères remplis de milliers de moines.

En parcourant les rues, on peut découvrir aussi des quantités d’artisans de petits métiers d’art :

Sculpteurs sur bois, sur pierre, fabriquant de bijoux, de laques, de feuilles d’or, tissage de la soie et de la tapisserie, etc…

Que voir dans les environs de Mandalay ?

Ce matin, dès mon arrivée à l’hôtel, j’ai rencontré des français qui étaient en train de partir pour visiter plusieurs sites touristiques dans la journée, je me suis intégrée à leur groupe ,10000K par personne et on a passé une belle journée à voir ce qui suit.

Amarapura

Le pont de U Bein

A Amarapura, la construction la plus célèbre est le pont d’U Bein. Avec ses 1200 m sur pilotis en teck, il est le plus long de monde en état de fonctionnement. Il a environ 150 ans. Il surplombe le lac Taungthaman et rejoint la deuxième partie du village.

C’est un lieu très fréquenté par les familles birmanes et les touristes. Ces derniers arrivent souvent après 16h dans d’innombrables bus pour attendre le coucher du soleil. Malgré l’affluence, le lieu est romantique et agréable.

Des barques vous attendent pour naviguer sur le lac afin de prendre des photos inoubliables du soleil couchant.

J’ai eu la chance de prendre en photo un laboureur qui préparait sa terre.

Les habitants élèvent des canards sur le lac, ils pêchent aussi.

Monastère Mahagandayon

Le Monastère Mahagandayon attire de nombreux touristes chaque matin.

Ce monastère abrite un millier de moines.

Vers 10 h le matin, on assiste au défilé des moines se rendant aux réfectoires. Un repas les attend, il est offert par des donateurs.

Les moines marchent en silence par deux, bien souvent concentrés les yeux baissés.

Ils sont souvent issus de familles défavorisées. Pour faire partie du pensionnat, il faut respecter à la lettre les règles de vie monastique : être en bonne santé,  être propre,  savoir s’habiller,  avoir un comportement intelligent,  marcher sereinement,  dire des choses sensées, obéir aux règles, être assidu au travail et avoir un grand cœur.

 

Le monastère est tellement grand qu’il apparait comme un village. En parcourant ses rues, on y découvre ses réfectoires, ses dortoirs, ses salles de prière, ses écoles, ses lavoirs.

 

Je ne sais pas comment ces moines peuvent rester concentrés avec le nombre de badauds qui les prennent en photo. Je ne me sentais pas forcément à l’aise.

On peut y observer la célèbre « clock tower », symbole de l’époque de la colonisation anglaise.

Si vous avez de la chance comme nous, vous pourrez profiter d’un défilé comme celui-ci:

Que voir à Sagaing ?

C’est le haut lieu du bouddhisme birman. On peut y trouver des monastères et des centres de méditation

On peut déjà apercevoir les collines de Sagaing couvertes de pagodes et de monastères.

Shwe In Bin Kyaung

Le monastère Shwe In Bin Kyaung en teck fut construit en 1895 par de riches marchands de jade chinois. Si vous avez envie de calme et de sérénité, c’est ici qu’il faut aller. Quelques moines participent à l’entretien du lieu. Vous pouvez vous installer et méditer sans qu’on vous dérange.

Que voir à Mingun ?

Sa pagode géante inachevée et son énorme cloche.

Mingun est situé en face de Mandalay sur l’autre rive.

Au XVIIIèmes siècles, le Roi Bodowpaya fit construire une pagode qui devait être la plus grande du monde. Elle devait abriter la dent de Bouddha offerte par les Chinois.

On employa des milliers d’esclaves pour la construction de cette gigantesque pagode. Elle devait atteindre 153m. Cependant, trente ans après, le roi mourut, la construction fut stopper à 50m de haut.

Non loin de là, on peut voir la cloche la plus haute du monde en état de fonctionnement.

Elle mesure 4 mètres de haut et 5 mètre de diamètre pour 90 tonnes.

La pagode Hsinbyume

Elle fut édifiée en 1816 par Bagyidam.

Que voir à Mandalay ?

Le Palais de Mandalay

Il a été reconstitué à l’identique en 1990 sachant que l’original a brûlé en 1945.

Il comprend 40 bâtiments en bois.

Le palais est entouré de douves de 70 mètres de large, d’un mur de 8 mètres de haut en pierres sur 2,5 km de côté.

 

A chaque porte et chaque angle, on peut voir des tourelles en bois sculpté surmontées de 7 toitures en forme de pyramide.

 

Des ponts enjambent les douves pour accéder à chaque porte. Seule la porte Est, est ouverte au public.

J’ai fait le tour du palais et je me suis dirigée vers la Paya Kyauktawgyi. Elle date du XIX ème siècle. On peut voir un Bouddha de 900 tonnes, 8 mètres de haut, sculpté dans un seul bloc de marbre. Je ne suis pas rentrée car il y avait trop de birmans qui s’y rendaient pour se recueillir.

 

J’ai passé mon chemin et me suis retrouvée devant un bâtiment attenant à la pagode où des jeunes policiers ou similaires entraient pour déposer leurs sacs et leurs armes. Ils sont ressortis en civil.

 

Un pincement au coeur

En faisant le tour du grand palais, mon regard fut attiré par un homme hémiplégique assis sur le trottoir. Il préparait un emplâtre avec une main sur sa jambe énorme dont la peau ressemblait à de la peau d’éléphant. Je me suis approchée, il ne leva même pas les yeux. J’ai interpellé un chauffeur de taxi, non loin de là, pour lui demander son avis. Il m’a répondu qu’il n’avait sûrement pas de famille. Il était donc livré à lui-même.

C’est dur de voir cet homme calme, concentré sur la préparation de son pansement, et  ne pas pouvoir l’aider. Je voulais lui acheter à manger mais il n’y avait aucun commerce dans ce coin -là. A mon retour il n’était plus là.

En continuant à tourner autour du palais, je vis une voiture de police stationnée de l’autre côté de l’avenue. Deux policiers parlait à un birman montrant du doigt un groupe de jeunes backpakers. Chacun plaidait sa cause, l’ambiance était tendue. A la finale, le birman partit sur sa moto et le groupe de jeunes fut emmené par les policiers !!!

Autour du palais

Mandalay Hill

C’est une colline de 240 mètres située au nord-est du centre de Mandalay. Elle a donné son nom à la ville. Mandalay Hill est couverte de stûpas et de monastères et constitue un lieu de pèlerinage important pour les bouddhistes birmans depuis presque deux siècles.

Au pied de la colline, deux gigantesques Chinthes (lion) gardent l’escalier sud.

J’ai gravi cet escalier couvert jusqu’au sommet, en m’arrêtant régulièrement aux différents niveaux pour photographier des birmans.

Lors de cette ascension, j’ai bifurqué dans un monastère. J’étais la seule étrangère, un silence monacal y régnait. Un moine méditait dans une salle où se trouvaient quelques petites merveilles. Voyez vous-même.

Je me suis arrêtée de monter et me suis retrouvée devant une immense statue dorée de Bouddha.

Par contre, je n’ai pas dû monter assez haut pour voir le Shweyattaw, un imposant bouddha tendant la main en direction du palais royal.

Je n’ai pas vu non plus, la statue de l’ogresse Sanda Muhki qui, désireuse d’offrir quelque chose au Bouddha, lui fit cadeau de ses seins. Le Bouddha prophétisa que pour cet acte d’extrême mérite, elle renaîtrait sous la forme d’un grand roi qui construirait une ville au pied de la colline : il s’agit de Mindon Min,

Un bâtiment au pied de la colline conserve à l’abri des regards « les reliques de Peshawar » : trois fragments d’os de Gautama Bouddha, extraits du stûpa funéraire du roi Kanishka à Peshawar.

Mon moment fort du jour

De retour de mon ascension de Mandalay Hill, il était midi.

Je me suis installée devant les Chinthes, dans un restaurant local.

L’assiette était copieusement remplie. Une  petite grand-mère était assise sur un escalier, face à moi,  de l’autre côté de la route. Elle était là depuis plus d’une demi- heure. Tout le monde se restaurait autour de moi, et elle, elle était là-bas, dans l’attente, peut-être d’un repas.

J’ai demandé un récipient au responsable du restaurant et j’ai partagé mon repas. J’ai traversé la rue et je lui ai tendu sa part. Ses yeux se sont illuminés de surprises et un « ho » de bonheur est sorti de sa bouche. Elle ouvrit les mains pour recevoir mon présent qu’elle mangea avec plaisir. Je repartis à ma place pour finir mon repas tout en la regardant  manger le sien.

 

Je découvre la ville à pied

Cent mètres après le restaurant, j’ai découvert une galerie de peintures.

Le propriétaire loue des emplacements à plusieurs peintres. A tour de rôle, ces derniers peignent sur place et restent une bonne partie de la journée pour garder le local. J’ai échangé un moment avec le peintre présent. Les œuvres exposées étaient plus du style réaliste, mais ce n’est pas toujours ainsi.

Sur le chemin du retour, je suis rentrée dans une jardinerie

J’y ai trouvé des trésors. Des plantes fleuries de toutes sortes et des arbustes qu’ils transforment au gré de leur imagination.

Le bruit de chants d’oiseaux attira mon attention. Je me suis retrouvée dans le zoo de la ville sans le vouloir.

Les oiseaux ont un espace correct apparemment.

Les mammifères dangereux sont dans de petites cages.

Les habitants et les moines se délassent dans le parc.

Un jeune couple s’enlace, photo prise à leur insu car ils ne veulent pas être photographiés ainsi.

Barbe à papa, intestins bouillis, que choisissez-vous ?

Entrée d’une propriété au centre de mandalay.

J’ai poursuivi mon chemin et me suis arrêtée à la piscine. On y trouve aussi des jeux divers.

J’ai gentiment été reçu par le professeur du peintre de la galerie, rencontré précédemment.

Il m’a fait visiter ses locaux. Il y travaille depuis 20 ans. Il enseigne la peinture et la sculpture.

Des femmes en train de refaire la route.

Une école et sa sortie.

Je m’éloigne du Palais

C’est dimanche, on lave son linge et on fait sa toilette dans la rue.

Un des jeux locaux. Des bouchons en plastique, des capsules, des coquillages, et voila !

D’une rue à l’autre, je rencontre : une mosquée, un stupa, une église.

J’ai pu découvrir le jeu préféré des jeunes Birmans, un mix entre volley ball et football, il faut une sacré dextérité !

Ensuite j’ai pris un bon petit déjeuner dans un restaurant de rue.

Je suis maintenant dans la rue des artisans :

Des batteurs d’or, des vendeurs de pierres semi-précieuses, des artisans du jade…

Le monastère Shwe In Bin Kyaung en teck fut construit en 1895 par de riches marchands de jade chinois. Si vous avez envie de calme et de sérénité, c’est ici qu’il faut aller. Quelques moines participent à l’entretien du lieu. Vous pouvez vous installer et méditer sans qu’on vous dérange.

Pagode Mahamuni

Le Bouddha Mahamuni

Le Bouddha Mahamuni  est une statue bouddhique exposée dans la ville birmane de Mandalay. Elle aurait été rapportée par les armées du roi Bodawpaya du royaume d’Arakan comme prise de guerre en 1784, et d’abord abritée à Amarapura, avant de suivre le déplacement de la capitale en 1860.

Mesurant 4 mètres de haut, elle est constituée de 6,5 tonnes de bronze. Des feuilles d’or sont régulièrement ajoutées sur son corps qui est lavé chaque matin par les moines.

Elle se trouve dans une petite chambre surmontée d’un pyatthat (toit) C’est un lieu de pèlerinage important pour les birmans.

À proximité se trouve le Musée du Mahamuni, consacré au bouddhisme en Asie.

 

Hebergement

J’ai passé mon séjour à l’hotel 8, que je conseille.

Les chambres sont confortables et le personnel est au petit soin. On y sert le petit déjeuner sur le toit.

Nous avons même pu voir un dragon du nouvel an Chinois entrer dans l’hôtel.

 

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